Concerts de l'Abbaye de Bonmont

Abbaye de Bonmont
 CH - 1275 Chéserex

Les Armaillis de la Gruyère - 22 avril

Trobar et Joglar - Alla francesca en quatuor ~ 13 mai

Arianna Savall & la Fenice ~ 10 juin

Fête de la Musique ~ 16 ou 23 juin



 

23 septembre ~ Norn

28 octobre ~Andréas Scholl

2 décembre - la Maîtrise de Dijon


Programme imprimable(version provisoire)


                                                                                            

Dimanche 22 avril, à 17h00
Les Armaillis de la Gruyère

direction: Michel Corpataux

 

les Armaillis de la Gruyère

Faut-il encore le présenter ! Le Chœur des Armaillis de la Gruyère, qui porte le costume traditionnel des bergers de la Gruyère, a été fondé en 1955 par feu André Corboz, professeur de musique à Bulle, et par Henri Gremaud, alors conservateur du musée gruérien. Il comptait à l'époque 16 membres, qui ne se réunissaient que pour des occasions particulières. C'est ainsi qu'il représenta officiellement la Suisse aux expositions internationales de Bruxelles et de Montréal. Son répertoire se limitait aux chants populaires. Avec la disparition de son regretté chef-fondateur, son activité fut mise en veilleuse durant quelques années.

 

En 1976, sous l'impulsion de Michel Corpataux, il reprit une activité régulière. Son effectif s'étoffa progressivement pour atteindre le nombre actuel de 40 chanteurs, provenant de différentes localités de la Gruyère et du sud du canton de Fribourg.

Si les chants populaires de la Gruyère restent la base de son répertoire, le chœur maintient aussi fidèlement la tradition du chant grégorien. Cette forme vocale, constitue toujours une rigoureuse école de pose de la voix et de phrasé musical. Le répertoire du Chœur des Armaillis s'étend aussi à la musique religieuse catholique et orthodoxe, cette dernière offrant des pièces merveilleuses pour chœur d'hommes, ainsi qu'à des pièces classiques, de la polyphonie naissante à la musique contemporaine.

Réservations

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Dimanche 13 mai, à 17h00
- Alla francesca en quatuor

direction: Pierre Hamon et Brigitte Lesne

- Trobar et Joglar

Trobar & joglar


Vivabiancaluna Biffi vièle, chant
Pierre Hamon flûtes
Brigitte Lesne chant, harpe
Carlo Rizzo tambourins
L’ART DES TROUBADOURS commence dès la fin du XIe siècle et se prolonge durant tout le Moyen Âge. Souvent seigneur, le troubadour est celui qui, au sein de la triade auteur - compositeur - interprète, arrive en premier : le poète. L’art du trobar est en effet avant tout poétique, art du dit, art du texte, art de la langue : la langue d’oc. Un certain nombre de ces poésies nous sont parvenues accompagnées de mélodies, signant qu’elles sont aussi et avant tout destinées au chant. Peut-être le troubadour est-il alors aussi le compositeur, mais il ne se prive pas non plus d’utiliser des mélodies existantes, pratiquant le contrafactum, c’est-à- dire « à chanter sur l’air de... » Interprète aussi ? Cela dépend : L’art troubadouresque est un art de l’Un. Et nul n’y ressemble à l’autre, chacun s’y distingue par sa manière singulière. Si l’un sait charmer directement son auditoire de son chant et de son éloquence, un autre en confiera peut-être plus volontiers la mission à des tiers : les jongleurs et ménestrels. Ceux-là sont les véritables interprètes de l’époque : chanteurs et instrumentistes, colportant de cours en cours les plus belles créations des troubadours, ou bien les musiques à danser alors à la mode... Ressusciter cette pratique est ce que propose Alla francesca dans ce nouveau programme. En alternance avec le pur chant, dans sa sobriété formelle et son respect du texte, seront proposées des pièces uniquement instrumentales, telles que, peut-être, jongleurs et ménestrels les pratiquaient, virtuoses à l’occasion et improvisant à partir des structures mélodiques des chansons, ou composant de véritables musiques de danse en forme d’estampies. L’aire géographique parcourue par Alla francesca ira d’Aquitaine jusqu’aux Alpes, proches de l’Italie du temps de Dante (qui célébra les troubadours), en passant par la Catalogne et la Provence.

 

 

 

 

 

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Dimanche 10 juin, à 17h00
Arianna Savall et la Fenice

- Un Camino de Santiago

Le phénix - en italien la fenice - est, à l'origine, l'oiseau fabuleux de la mythologie qui, aprés avoir vécu plusieurs siècles, se consume avant de renaître de ses cendres. Symbole du rayonnement de la musique italienne dans l'Europe baroque, la Fenice fut également le nom d'une œuvre de Giovanni Martino Cesare, cornettiste et compositeur qui s'expatria au-delà des Alpes au début du XVIIème siècle.

C'est aujourd'hui le nom emprunté par un groupe de musiciens réunis depuis 1990 par le cornettiste Jean Tubéry, animés du désir de faire partager leur passion pour la fastueuse musique vénitienne de l'époque, tout en la révélant dans son extraordinaire vitalité. Le répertoire de l'ensemble s'étend néanmoins sur toute l'Europe, et sur plus de deux siècles de musique. Le cornet à bouquin fut en effet couramment adopté dès le début du XVIe siècle par Josquin-Des-Prez et ses contemporains, et ce jusqu'à J.S. Bach, qui l'utilise dans plusieurs de ses cantates. «Quant à la propriété du son qu'il rend, nous dit le père Mersenne dans son Harmonie universelle (Paris, 1636), il est semblable à l'éclat d'un rayon de soleil qui parait dans l'ombre ou dans les ténèbres, lorsqu'on l'entend parmi les voix dans les églises, cathédrales ou les chapelles...».
Les membres de l'Ensemble La Fenice sont tous des solistes virtuoses de leur instrument, spécialisés dans la musique du XVIIème siècle, faisant une carrière internationale au sein des meilleurs ensembles actuels.

Un Camino de Santiago

"Jean Tubery et l'Ensemble La Fenice offrent un panorama des musiques française, italienne et espagnole au début du XVIIème. Apportant un soin tout particulier à la beauté des lignes et à la grâce des mélismes, à la résonnance et à la diction, ils alternent plain chant, chants sacrés et profanes, complaintes et chants d'amour, en langue d'oil, langue d'oc et castillan. (...) perfection de La Fenice. Et quand, arrivés au pied de la majestueuse basilique Saint-Jacques, ils entonnent le magnifique Villancico de Francisco Soler, on a un goût de trop peu et on aimerait poursuivre avec eux cette marche en musique à travers l'Europe."
Le Monde de la Musique, octobre 2008




la felice

Arianna Savall

 

La Felice

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Dimanche 23 septembre, à 17h00
Norn

 

- IOD

Le trio vocal a cappella
Depuis 2002, Anne-Sylvie Casagrande, Edmée Fleury et Gisèle Rime emmènent le public dans l’exploration de contrées vocales inattendues. Avec audace, fraîcheur, émotion et surtout sans appartenance stylistique qui les enfermerait, les trois voix sœurs se mélangent, se repoussent, susceptibles à tout moment de changer de peau et de timbre comme un serpent en mue.
Autant par sa présence scénique que par le jeu des voix, Nørn se conjugue entre force et fragilité, sauvagerie et légèreté, ne cessant de dérouter et d’envoûter.
Norn.

 

 

LA THÉMATIQUE

IOD invoque l’océan et, à travers l’eau, parle de la femme et de la naissance.
IOD chante nos premières eaux.
IOD raconte les grands cycles et le déluge qui, dans sa symbolique, n’est pas un cataclysme définitif, mais un processus permettant la régénération de l’humanité. En effet, sans une réabsorption périodique dans les eaux, les formes épuiseraient leurs possibilités créatrices et s’éteindraient définitivement.
IOD évoque, avec gravité et humour, les civilisations englouties peuplant notre mémoire.

LA MUSIQUE

Ecouter la musique d’Anne-Sylvie Casagrande est une expérience étrange, une plongée dans un monde mal délimité, plein d’impressions et de rêves. Dans IOD, la mer est mise en musique tantôt comme une énorme valse maternelle frottant sa croupe à tous les rivages, infiniment généreuse et féconde, avec, accrochés à ses mamelles, des milliers de petits poissons luminescents, tantôt comme la complainte lancinante et troublante d’une sirène solitaire appelant les humains. D’autres chants invoquent les fondateurs de grands mythes, comme Gilgamesh et Icare ; d’autres traduisent la lente descente des sous-marins jusqu’à ces zones immobiles des grands fonds qui nous parlent d’éternité et nous rappellent les mers mortes de la lune.
Mais toujours, les polyrythmies, les timbres et les tessitures explorés dans leurs extrêmes ébranlent l’auditeur et l’emmènent dans un univers nouveau

Un percussionniste complète le trio vocal. Les timbres particuliers de ses instruments (hang, dulcimer, calebasses d’eau, oudou-drum, etc…) se marient d’une manière organique aux voix ; ses rythmiques chaloupent ou chahutent les architectures vocales.
Quant à la langue d’eau de IOD, elle est inventée et s’appelle toujours le nørnik. Elle s’apparente à la langue d’une civilisation engloutie…

« Trois femmes. Fascinantes comme un trio de planètes étincelant au firmament de nos imaginaires… Aussi différentes qu’unies dans leur recherche d’un son venu du fond des âges, venu du fond d’elles-mêmes… A la fois étrange et familier, l’univers de Nørn attire comme un lieu artistique aux multiples possibles. »
C. Jaquiéry

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Dimanche 28 octobre, à 17h00

Andréas Scholl

Andreas Scholl
Edin Karamazov

 

Depuis près de quinze ans, Andreas Scholl n’a cessé d’accumuler les plus hautes distinctions internationales
pour ses nombreux récitals et collaborations au disque (Diapason d’or de l’année 1996 et Gramophone Award
pour le Stabat Mater de Vivaldi sous la direction de Chiara Banchini ; pour La Maddalena ai piedi di Cristo, sous
la direction de René Jacobs, Gramophone Award et Diapason d’or) et pour sa carrière avec, en 1999, le prix
Echo et le Prix de l’Union Musicale de la Presse Belge, en 2002 le prix Edison et en 2006 le Classical Brits
Singer of the Year Award.

Edin Karamazov est un virtuose du luth comme de la guitare. Son répertoire couvre cinq siècles : des musiques du XVIème siècle jusqu’à celles d’aujourd’hui. Sur scène comme en studio, il accompagne nombre d’artistes renommés ainsi que des ensembles de musique ancienne, et se produit aussi en solo. Edin Karamazov est un joueur accompli d’instruments à cordes pincées de divers pays et époques, ainsi qu’un maître reconnu au niveau technique. Ses prestations en solo l’ont amené sur des scènes prestigieuses : le Concertgebouw d’Amsterdam, la Berliner Philharmonie, le Wiener Konzerthaus et le Wigmore Hall à Londres. Familier des projets audacieux, il a remis le luth au goût du jour. Son succès ne l’empêche pas de se produire occasionnellement dans la rue. En souvenir du cirque itinérant où il a débuté sa carrière, il déclare : « pour moi, la musique sera toujours une sorte de cirque ! ».

 

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Dimanche 2 décembre, à 16h00
La Maîtrise de Dijon

sous la direction de

Maîtrise de Dijon    

 

En 1990, La Maîtrise est agréée par le Ministère de la Culture en tant qu’Ecole Maîtrisienne Régionale de Bourgogne (EMR).
En 1995, La Maîtrise de Dijon fête le centenaire de sa renaissance en présence de douze évêques deFrance et de l’étranger. Cette Maîtrise est le fruit d’une volonté d’excellence des musiciens qui l’animèrent : Mgr Moissenet, bien sûr, Joseph Samson, dont la mémoire est encore si vive, mais aussi l’abbé Jean Le Capon, Jean-François Samson et l’abbé Rolland.
En 1998, elle intègre le Groupe saint bénigne et retrouve sa forme initiale d’école et collège associant l’activité chant choral et la scolarité.

HISTOIRE DE LA MAITRISE
Comme toutes les cathédrales, celle de Dijon a toujours été dotée d'une maîtrise.
Il faut attendre 1895 pour que l'évêque de Dijon crée une nouvelle maîtrise digne de ce nom, confiant son lancement aux frères René et Joseph Moissenet, tous deux prêtres. La Maîtrise devient rapidement un groupe important, et les plus grands compositeurs y sont chantés.
En 1899 le nouvel évêque veut interdire le chant grégorien et le courant polyphonique de Palestrina. Malgré le Motu Proprio promulgué par le pape Pie X, il maintient sa position, et ne cède que face à la pression unanime du monde musical.
A la même époque on connaissait déjà, à la cathédrale St-Bénigne, le nom de Samson : le père y jouait du serpent et de l'ophycléide tandis que le fils faisait ses débuts en tant qu'organiste. Un troisième Samson naît en 1888 et prend le prénom de Joseph. Formé au conservatoire de Paris, il devient Maître de Chapelle à Versailles à l'âge de 23 ans. Puis la guerre de 1914 l'empêche de prendre ses nouvelles fonctions de Maître de Chapelle de St-Eustache à Paris. A la fin des hostilités Joseph Samson devient Maître de Chapelle à Avranches, mais il n'y sera guère apprécié.

LA MAITRISE AUJOURD'HUI (2004)
"Au service des enfants, c'est la meilleure pédagogie qui soit que d'associer dans un même dynamisme l'apprentissage scolaire, l'apprentissage de la musique et du chant, une authentique éducation, une initiation à la foi et la liturgie".

Enracinée dans l'histoire, implantée au coeur de la capitale bourguignonne, la Maîtrise de Dijon s'est donné pour mission de préparer les enfants à leur vie d'adulte en leur offrant un enseignement général, musical et religieux.

Attachés à la Cathédrale de Dijon, elle allie dans un même dynamisme l'apprentissage scolaire, l'étude de la musique et du chant choral et une initiation à la foi qui s'exprime dans le service de la liturgie et les concerts de musique sacrée et profane.

 

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