retour à la home page





 

Programme

Discantus,
Paris

Direction: Brigitte Lesne

Voix de femmes a capella

Jerusalem,

Introït Letare Jerusalem Ms Laon - Albi
Rondeau Pange cum letitia Ms Florence
Séquence O lerusalem, aurea civitas Hildegard von Bingen
Conduit Omnis saltus libani Ms Saint-Martial
Versus Sion plaude, duc coreas Ms Saint Martial
Graduel Letatus sum
verset  Fiat pax
Ms Laon Albi
Hymne Urbs beata Jerusalem Hymnaire de Nevers
Lamentatio Jeremiae Aleph-Quomodo obtexit caligine Antiphonaire de Pozsony
Kyrie Kyrri Urbs caelestis Ms Saint-Martial
Rondeau Christo psallat ecclesia Ms Florence
Trope de Benedicamus Chorus nove Iherusalem Moosburger graduale
Motet - conduit Alleluya – Moduletur Syon filia Ms Oxford I Worcester
Communion Hierusalem surge Ms Laon - AIbi
Motet Clama ne cesses Ms Las Huelgas
Offertoire Super flumina Babilonis Ms Laon - AIbi
verset        In salicibus
verset        Si oblitus fuero
rosule        Angelico adorando
verset        Memento Domine
rosule        Hierusalem
civitatis     magne
Lecture Lectio libri sapiencie Ms Londres
Alléluia Verset       Letatus sum Ms Laon – Albi
Rondeau Fidelium sonet vox sobria Ms Florence
Organum ludea et Iherusalem Ms Florence
 
Les chemins de Jérusalem

« Urbs Jerusalem beata, Jérusalem, cité bienheureuse, réjouis-toi, tous les peuples convergent vers toi »…

Jérusalem, mythe et réalité, depuis toujours choisie, désirée comme cité terrestre, et aussi comme Image de la parfaite Cité céleste. C'est ce destin unique et universellement reconnu depuis des siècles que ce programme célèbre à L'aube du troisième millénaire, par des chants qui, de L'Antiquité jusqu'au Moyen Âge, réitèrent ce refrain chargé de désirs, de souffrances et de promesses : des compositions monodiques ou polyphoniques, les premières attestées depuis des temps très anciens (5e siècle), alors que leur transmission était de tradition orale.

Certains chants sont extraits des Ecritures, exprimés par la Bible dans un double sens, temporel et spirituel, mais aussi repris au compte d'une nouvelle exégèse, ceLle de la culture judéo-chrétienne. Ce sont entre autres Les chants de l'exil (Offertoire Super flumina Babylonis « au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions au souvenir de Sion  sur les branches des saules, nous avions suspendu nos instruments '), ou du retour vers La terre promise (Alléluia et Graduel Laetatus sum « je me suis réjoui lorsqu'on m'a dit, allons à la cité de Dieu »). Des chants qui magnifient la cité elle-même et t'invitent à se réjouir de la venue du Messie (Graduel Omnes de Saba -Surge illuminare Jerusalem « lève-toi, Jérusalem, allume toutes les lumières »).

D'autres chants ne sont pas extraits des Ecritures mais font entendre des compositions poétiques qui permettent aux hommes d'engager leur imagination créatrice dans ce concert. Des hymnes, des séquences, des tropes, où la jubilation l'emporte sur la Lamentation. L'hymne Urbs Jerusalem beata célèbre le symbole d'une vision de paix dans cette cité, bien close entre ses murs faits d'or pur, et ses portes de pierre précieuse, elle qui renferme te tempLe où les hommes pourront rencontrer Dieu.

Avec les conduits monodiques et polyphoniques de Saint-Martial de Limoges (12e siècle), les enfants font éclater leur allégresse, leurs applaudissements (conduits Sion plaude et Omnis saltus Libani) , alors que l'organum de l'école Notre-Dame de Paris (fin 12e siècle), confie à la musique le soin de faire résonner la jubilation, de multiplier les sons à l'infini autour d'un thème à nouveau biblique Judaea et Jerusalem, nolite timere « ne craignez pas, ce combat n'est pas le vôtre, mais celui de Dieu

Tous les temps, et particulièrement le Moyen Âge, ont rêvé de la Jérusalem terrestre, mais aussi de La cité prophétique, celle qui attend te salut, qui Le voit venir, et enfin, selon la vision de l'Apocalypse, de la cité qui « descend du ciel, parée de ses plus beaux joyaux '.Vision reprise par Hildegarde de Bingen dans la séquence O Jerusalem, aurea civitas « O Jerusalem, cité d'or, ornée de pourpre royale   , l'aurore et la chaleur du soleil sont ta parure

Les chanteuses de Discantus

selon les programmes :

Anne Guidet, Lucie Jolivet, Brigitte Le Baron, Brigitte Lesne, Caroline Magalhaes, Emmanuelle Gal, Catherine Schroeder, Catherine Sergent

Discantus

Discantus est uniquement constitué de chanteuses professionnelles qui pratiquent par ailleurs, chacune de leur côté, différents répertoires pouvant aller du baroque à la création contemporaine, en passant par l 'opérette  Elles partagent une passion commune - au delà de toute appartenance confessionnelle  pour les musiques défendues par Discantus, ou chacune apporte sa personnalité vocale et sa propre sensibilité.

Toutes ont suivies une formation approfondie au Centre de Musique Médiévale de Paris ou au Département de Musique ancienne du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, qui se prolonge par un véritable travail de formation continue au fil des répétitions de Discantus. La plupart d 'entre elles encadrent également régulièrement des stages autour de ces répertoires.

Brigitte Lesne se consacre aujourd’hui, presque exclusivement aux musiques anciennes du moyen âge tant sacrées - à la tête de Discantus - que profanes -  en récital ou au sein de l 'ensemble qu 'elle a confondé. Alla francesca - où elle s 'accompagne alors de divers bis instruments :harpe, vielle à roue et percussions. Sa formation théorique et pratique s'est notamment effectuée auprès de la musicologue Marie-Noël Colette, à la schola cantorum de Bâle, ou, au fil des concerts, au sein des ensembles Alla Musica (Italie), Clementic Consort (Autriche) et Gilles Binchois (France). Elle s'appuie sur sa solide connaissance et sa pratique du chant grégorien (Notations neumatiques. modalité, ornementation) pour restituer dans toute leur liberté l’ensemble des musiques médiévales. Elle enseigne le chant grégorien et les premières polyphonies au Centre de Musique Médiévales de Paris.

DISCOGRAPHIE (Opus 111)

  • Jerusalem (2000). 
  •  Hortus deliciarum (1998). 
  •  Dame de flors (1997)
  • Eya mater (1996).
  • Campus Stellae (1994). 
  •  Codex Las Huelgas (1992).  
Diapason d'or, Recommandé par Classica
Choc du Monde de la Musique, Diapason d'or
5 de Goldberg, Recommandé par Classica
10 de Répertoire, 5 de Goldberg
10 de Répertoire, Choc du Monde de la Musique,

Choc du Monde de ta Musique, Diapason d'Or
Diapason d'Or

Brigitte Lesne

Brigitte Lesne s'est peu à peu imposée comme une des meilleures spécialistes en France de la musique médiévale. Elle se produit en récital, s'accompagnant elle même à la harpe, à la vielle à roue ou aux percussions (CD « Ave Eva »), avec l'ensemble Alla francesca, qu'elle confonde en 1989, ou à la tête de l'ensemble Discantus. Codirectrice artistique du Centre de Musique Médiévale de Paris, elle y enseigne le chant grégorien, les premières polyphonies et la chanson médiévale.