Fondation de Bonmont

Les concerts de Bonmont 2014

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6 avril

LUX LUCIS par l’ensemble Beatus

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Programme

LUX LUCIS Un voyage au sein de trois traditions musicales inspirées Le concert est né d’un coup de cœur, d’une rencontre forte et prolifique entre trois hommes du Liban, d’Iran et de France, et de trois traditions de musique sacrée : chant byzantin Georges Abdallah , chant persan Taghi Akbari, et chant grégorien. Taghi Akbari, Georges Abdallah, Jean-Paul Rigaud et ses chanteurs de l’Ensemble Beatus explorent ensemble les racines communes de la musique sacrée qui proviennent de nos origines.

Le programme rassemble plusieurs fêtes évoquant la lumière :

Noël, Pâques ou encore la fête de Saint-Jean l’évangéliste.

L’Ensemble Beatus revisite le répertoire ancien, ouvre les portes vers l’Orient et mélange les genres.

Toutes les traditions sacrées ont une relation à la lumière… Lumière, comme signe du divin, lumière du ciel, lumière de la terre, une étoile brillante, une lumière qui s’allume sans que le feu y touche. La lumière constitue un symbole essentiel à travers toutes les cultures du monde, un symbole de l’origine de la création, mais aussi la lumière immatérielle de la raison, du savoir, la lumière comme le contraire de l’obscur. Puis évidemment, celle qui nous touchera peut-être le plus dans ce concert : celle du cœur, la lumière intérieure. Le concours dans cet ensemble de deux chantres de tradition orientale, Taghi Akhbari pour l’Iran et Georges Abdallah pour le Liban , permet de découvrir sur le même thème de la lumière la richesse des répertoires  byzantin et Persan et d’actualiser le dialogue entre trois grandes traditions du chant sacré .

Pour le chant grégorien à côté des chants plus connus (introït de Pâques, Alleluia Dies sanctificatus), plusieurs pièces viennent traduire

l’attachement du groupe pour les répertoires antérieurs au grégorien, à savoir le chant vieux-romain ou encore l’ambrosien, vestiges de temps où les traditions grecques et latines étaient en dialogue.

Les premières polyphonies de St Martial de Limoges ou de l’Ecole Notre Dame de Paris directement issues du répertoire grégorien encadrent les pièces monodiques du programme

11 mai

DOUBLE(S)  MESSE(S) par les Vocalistes Romands

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Avec ce nouveau programme, les Vocalistes Romands se réjouissent de mettre en regard deux messes de compositeurs romands. La Messe pour double chœur a capella de Frank Martin est l’un des monuments les plus connus du répertoire. La Messe à six voix et six solistes de Valentin Villard pourrait bien suivre le sillage de son aînée. 90 ans séparent ces deux œuvres, et il y a une filiation évidente entre Frank Martin et Valentin Villard. Chacun élabore un langage harmonique propre à partir des usages contemporains, chacun cherche des lignes d’une grande vocalité, chacun explore la dimension orchestrale de la juxtaposition des voix humaines, chacun met son écriture au service de l’expression de l’intériorité, sans affectation, avec une totale sincérité, dans une même visée éthique et artistique

La Messe à Six voix de Valentin Villard est écrite pour chœur a cappella et sextuor de solistes du Chœur. En ce sens c’est aussi une messe à double chœur dont l’un est contenu dans l’autre. Écrite entre 2008 et 2011, c’est l’une des rares pièces du jeune compositeur qui n’ait pas fait l’objet d’une commande. Son langage est ample, généreux, dense, explorant la dimension orchestrale du chœur, se basant toujours sur la tonalité, s’en éloignant, faisant naître des nuages harmoniques raffinés et précis au moyen de passages aléatoires étonnants. Son exécution est aussi très délicate:

au travers de la simplicité de l’écriture se déploie une densité musicale et une profondeur qui sont la marque désormais du jeune compositeur. Membre éminent des Vocalistes Romands, Valentin Villard a terminé ses études de composition à Amsterdam en 2011 et les Vocalistes Romands ont eu le plaisir de créer l’œuvre en 2011 à Lausanne, à Morges et à Amsterdam.

Frank Martin (1890-1974) écrivit sa Messe pour double chœur a cappella en 1922 (sauf l’Agnus Dei qui date de 1926), mais ne la conçut pas pour être interprétée en public, ni même éditée. Ce n’est qu’à

de la Nativité, Pilate, Psaumes de Genève et le Maria Triptychon qu’il consentit à rassasier la curiosité née autour de cette messe, qui fut donc créée en 1969 seulement.

La suite est connue : la Messe de Frank Martin est devenue l’une des œuvres les plus populaires du compositeur, et marque depuis lors un sommet du répertoire choral a cappella.

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29 juin

DIES IRAE par l’ensemble Flores harmonici

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DIES IRAE

Antoine Brumel (~1460-1512): Requiem

Psalmus: Miserere mei Deus (pour la levée du corps)

Falsibordoni Einsiedeln

Introitus: Requiem aeternam

Antoine Brumel

Kyrie

Antoine Brumel

Epistola

plain-chant

Graduale: Si ambulem

Jean de Richafort (1480-1547)

Tractus: Sicut cervus

plain-chant

Sequentia: Dies Irae

Antoine Brumel

Evangelium

plain-chant

Offertorium: Domine Jesu Christe

Jean de Richafort

Prefatio et Sanctus

Antoine Brumel

Agnus Dei

Antoine Brumel

Communio: Lux aeterna

Antoine Brumel

Antiphona: In paradisum (pour la procession au cimetière)

plain-chant

Ensemble Flores harmonici:

direction Alexandre Traube   superius: Jacky Cahen, Sandrine Gasser, Véronique Hammann altus: Christian Reichen, Jiawen Xia, tenor: Christophe Gindraux, Alexandre Traube bassus: Daniel Bacsinszki, Francesco Biamonte   Les flores harmonici -fleurs harmoniques- c’est le nom donné au 13e s. aux ornements qui donnent au chant ancien sa vie et son intérêt. Les fleurs harmoniques, ce sont aussi des chanteuses et chanteurs, parfois accompagnés d’instruments, qui se réunissent pour faire vivre à nouveau ce chant du Moyen Age, dont les secrets sont en partie perdus, mais dont on peut retrouver des traces, à l’aide de la pratique de l’ornementa­tion et l’improvisation, de l’étude des notations originales, d’une culture médiévale au sens large et surtout des traditions orales. Quelques hits: polyphonies primitives du 1er millénaire, pour lesquelles il est pionnier; drame liturgique du 12e s. de St Nicolas, spectacle de rue rap-médiéval sur Rodolphe de Neuchâtel; Hildegard von Bingen…  

Alexandre Traube

Chef d’ensemble et compositeur, au bénéfice notamment d’un master un musique médiévale après des études de direction avec Michel Corboz, Alexandre Traube explore les répertoires liturgiques ou traditionnels d’Occident et d’Orient, cher- chant les liens entre eux, ainsi que le contexte à donner à ces musiques pour qu’elles parlent à l’homme d’aujourd’hui.

Dies Irae

Dans les temps anciens, le Requiem était plus une contemplation de la lumière céleste qu’une exaltation de la terreur de la mort, aussi le Dies Irae fut-il peu mis en musique à la Renaissance. Le thème grégorien est omniprésent dans la réalisation de Brumel, celui-ci étant un mélodiste hors pair, mais la composition demeure toute de ferveur, de simplicité et de transparence, comme l’ensemble de son Requiem. C’est aux chanteurs de magnifier par l’ornementation et l’expression les affects contrastés du texte. Le programme inclut deux pièces du somptueux et virtuose Requiem à 6 voix de Richafort, contemporain de Brumel, du plain-chant orné Renaissance et de magiques et inédits faux-bourdons suisses d’Einsiedeln sur le Miserere.

14 septembre

Voyage vocal de la renaissance à nos jours

Programme
Roland de Lassus           Adoramus Te
Claudio Monteverdi         Crucifixus
(extrait de la Selva morale et spirituale)
Pierre de la Rue           Requiem aeternam
Roland de Lassus           Introït et Agnus Dei,
(extrait de la Missa pro defunctis)
Félix Mendelssohn          Beati Mortui
Joseph Bovet               La Montagne
Joseph Bovet               O nuit brillante
Joseph Bovet               La prière du Pâtre
Pierre Kaelin              Chanson d'ici
Ambroz Copi                Totus tuus
Ola Gjello                 Ubi Caritas
Olivier Nüsslé             God be with you
Billy Joel                 And so it goes
John David                 You are the new Day

Ce concert est né de la rencontre entre quatre jeunes chefs de chœur vaudois qui se sont croisés sur les mêmes bancs d’école et qui ont travaillé un moment avec Michel Corboz. Ils ont tous travaillé leur voix et eu envie de chanter ensemble afin d’explorer le répertoire de chœur d’hommes. Leur méthode est d’aller le plus loin possible dans l’exigence et la qualité tout en gardant une spontanéité et une bonne dose d’humour.

Nicolas Reymond, ténor

Titulaire d’un diplôme de maître de musique et de mathématique de la Haute Ecole Pédagogique vaudoise, il obtient en 2003 le diplôme professionnel de direction de chœur dans la classe de Michel Corboz au Conservatoire de Genève. Co-fondateur du chœur des jeunes avec Dominique Tille, il dirige actuellement les chœurs Ardito, l’Union chorale de La Tour-de-Peilz et l’ensemble Sobalte.

Dominique Tille, ténor

Suite à ses études au Conservatoire de musique de Lausanne où il obtient un diplôme supérieur d’études musicales, il se passionne pour la direction chorale et se forme au Conservatoire de musique de Genève dans la classe de Michel Corboz. Artiste caméléon et très actif, il dirige actuellement le chœur des jeunes de Lausanne (avec Nicolas Reymond), le chœur féminin Callirhoé, le Chœur de la Cité de Lausanne, le chœur de la Haute école de musique de Lausanne et le chœur suisse des jeunes avec lequel il gagne un prix à Matktoberdorf en Allemagne.

Romain Mayor, baryton

Titulaire d’un certificat de piano, d’un diplôme de direction de chœur ainsi qu’un « Master of Arts » en chant lyrique, il exerce aujourd’hui les activités de chef de chœur et d’orchestre, de chanteur et d’organiste. Il dirige actuellement le Chœur Bach de Lausanne, le Chant Sacré de Genève, l’ensemble Post-Scriptum et le Motet de Genève.

Jérémie Zwahlen, basse

Il a obtenu en 2012 un Bachelor of Art à la Haute Ecole de Musique de Lausanne après avoir étudié le chant, le piano et la direction chorale dans les classes de Gaspard Glaus, Laurent Klopfenstein, Francine Acolas et Nicolas Reymond. Il dirige le choeur de jeunes « Auguste » à Lausanne et la maîtrise du Conservatoire du Nord Vaudois à Yverdon.

5 octobre

ISRAELBRUENNLEIN

par l’ensemble Jacques Moderne

 

Israelsbrünnlein

Johann Hermann SCHEIN (1586-1630)

Quelque cent ans avant Bach, Johann Hermann Schein a occupé pendant près de quinze ans le poste de cantor de l’église Saint Thomas de Leipzig.

Il sera l’ami de Schütz avec qui il partagera son goût pour la musique italienne et qui l’assistera dans ses derniers instants.

Schein ne bénéficiera pas de l’exceptionnelle longévité de son aîné (87 ans), et sa brève existence s’achèvera à 45 ans.

Israelsbrünnlein

Avec Israelsbrünnlein, Schein affirme son identité de compositeur allemand et luthérien par un travail sur la parole poétique et biblique en exploitant une langue créée un siècle auparavant par Luther lui-même, théologien, poète et musicien.

Dans les Israelsbrünnlein, c’est la poésie de la langue allemande qui est illustrée, poésie tributaire de l’Ecriture telle qu’elle a été fixée par le Réformateur : cette langue exhaussée par la traduction fondatrice se prête admirablement à l’expressivité du style moderno. Dans la pièce Die mit Tränen säen par exemple, Tränen et säen sont soulignés par des chromatismes douloureux et d’amples vocalises auxquels fait suite un rythme (dactylique) dansant sur werden mit Freuden ; de même weinen donne lieu à des ruptures harmoniques et des dissonances suivies d’un épisode allègre sur und kommen mit Freuden.

Composer à la manière italienne ne signifie donc pas pour Schein parodier Monteverdi et les Italiens : il s’agit avant tout de faire siens des procédés nouveaux permettant d’élargir le champ expressif de la musique en général et religieuse en particulier, luthérienne et de langue allemande.

Ensemble Jacques Moderne:

Direction : Joël Suhubiette

Une invitation au voyage. Telle pourrait être l’impression procurée par la découverte du répertoire auquel se consacre l’Ensemble Jacques Moderne.

De l’Angleterre du XVIIe siècle d’Henry Purcell aux royaumes pontificaux de Domenico Mazzocchi et Giacomo Carissimi en passant par la Venise de Claudio Monteverdi. Mais aussi, de la royale Madrid de Domenico Scarlatti à l’Allemagne luthérienne de Heinrich Schütz et Johann-Sebastian Bach, c’est toute la richesse, l’éclectisme et la modernité de la musique baroque que Joël Suhubiette nous donne à redécouvrir.

Moderne, la musique ancienne ?

Incontestablement, tant qu’il est des musiciens pour en transmettre l’émotion et en faire vivre l’héritage. “La modernité, disait Charles Baudelaire, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable”.

Rendre éternel ce qui est par nature fugitif, une synthèse déjà parfaitement illustrée par le travail d’édition entrepris dès la fin des années 1520 par l’imprimeur lyonnais dont l’ensemble tire son nom. En sa compagnie, emboîtons le pas de ce nouvel itinéraire musical à travers l’Europe et à travers le temps.

 

Joël Suhubiette, directeur

Après des études musicales au conservatoire de Toulouse, Joël Suhubiette débute en chantant avec « Les Arts Florissants » puis rencontre Philippe Herreweghe dont il devient l’assistant. Il avait avant cela chanté pendant plus de dix ans au sein de ses ensembles – « la Chapelle Royale » et le « Collegium Vocale de Gand ».

Joël Suhubiette consacre l’essentiel de son activité à l’Ensemble Jacques Moderne qu’il dirige depuis 1993 et au Chœur de chambre toulousain les-éléments qu’il a fondé en 1997.

L’enthousiasme témoigné par les musiciens, le public et la presse, ainsi que sa riche discographie, ont permis à Joël Suhubiette de trouver une place et une identité vocale reconnues.

Depuis 2006, il est également directeur musical du Festival Musiques des Lumières de l’Abbaye-école de Sorèze.

En 2007, il est nommé chevalier des Arts et des Lettres.

30 NOVEMBRE

CALENA par le Courou de Berra

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CALENA,

Noëls populaires et chants sacrés des Alpes du sud

Le répertoire des Noëls Provençaux est une des composantes majeures du patrimoine musical traditionnel. Les sources en sont bien sûr la transmission orale, mais aussi divers recueils tels que Noëls de Saboly, (Avignon, XVI° siècle), Noëls Niçois (Nice, 1904)

Calena

Calena s’inspire entre autres d’un manuscrit des vallées des Alpes Maritimes, qui nous livre à l’état brut un chant liturgique latin communément regroupé sous la désignation de plain-chant baroque, mais dont la lecture, et plus encore l’audition, révèle une éloquente superposition de strates, comme si les communautés accueillaient les nouveautés musicales sans jamais exclure les données transmises de génération en génération.

Une des originalités du concert est que le Corou de Berra interprète les chants liturgiques latins avec les timbres et les ornementations vocales spécifiques aux Alpes du Sud.

Ensemble Corou de Berra:

Direction : Michel Bianco

4 voix mixtes autour de Michel Bianco de la région de Nice qui interprète les chants liturgiques latins avec les timbres et les ornementations vocales spécifiques aux Alpes du Sud. Le Corou de Berra naît en 1986. Au début, c’est un grand chœur populaire revisitant les chants traditionnels des Alpes du Sud. Sous la direction de Michel Bianco, il devient peu à peu un ensemble vocal exigeant au service d’une démarche artistique très pointue. Il est à la base d’un courant musical original qui donne naissance à d’autres formations dans tout le grand sud.   Les interprètes : Michel Bianco (prim) Claudia Musso (prim) Joris Barcaroli (baryton) Françoise Marchetti (scounda) Massimo Rosadi (basse)       Première suisse au festival des Voix sacrées de Lausanne en 2007.   Commentaires : « Le parcours du Corou de Berra est unique parce que partant du répertoire traditionnel, il réussit à développer une créativité qui entre pleinement dans le contemporain. » Sandro Gastinelli, cinéaste   « Depuis vingt ans, Michel Bianco et le Corou de Berra construisent au quotidien un univers musical impressionniste, vivant, créatif, doté d’une architecture harmonique complexe,  raffinée et sensible. Leur travail conjugue une énergie brute à une subtilité féminine, diaphane. Une forme d’art aboutie mais provisoire, éphémère mais éternelle. »World Central